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Des Hommes religieux

  • 2 févr. 2025
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 9 févr. 2025

La vie religieuse est une vie d'offrande à Dieu.

Avec cette fête de la Présentation du Seigneur Jésus au temple, nous célébrons la journée de la Vie Consacrée. Ainsi, nous nous souvenons de ces hommes et femmes religieux, clercs ou laïcs qui, à travers un engagement solennel et selon une vocation propre, ont décidé d’offrir leur vie au Seigneur. Et, à travers les exemples de Syméon et d’Anne, dans l’évangile de ce jour, l’on retrouve les éléments fondamentaux de la vie consacrée qui est une vie entièrement donnée au service de Dieu, dans la prière continuelle, la louange et dans les œuvres de mortification. De lui, il est dit que c’était un homme juste et religieux ; d’elle, qu’elle servait Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. Tous deux ne s’éloignaient pas du temple, louant et bénissant Dieu. Ainsi, constamment tendus vers le salut de leurs frères et sœurs, les consacrés intercèdent sans cesse pour que s’abatte sur eux la miséricorde divine. Ils sont loin d’être des anges – ni Abraham ni aucun de ses descendants ne l’étaient d’ailleurs – mais ils sont simplement ceux que le Christ a détachés pour accomplir de façon plus spécifique cette mission. Toutefois, mener une vie toute offerte à Dieu, c’est aussi la vocation de tout chrétien.


La fête de la Chandeleur nous engage à porter la lumière du Christ au monde.

            Par le baptême, nous avons été consacrés à Dieu, c’est-à-dire, marqués de son empreinte, mis à part au cœur de ce monde pour présenter au Seigneur, en faveur du monde, l’offrande en toute justice, pour aider le Christ à porter secours à ceux qui subissent une épreuve, à ceux qui demeurent dans l’angoisse et la peur et qui cherchent désespérément une sécurité dans des objets ou des personnes, à ceux qui sont pris dans les liens ténébreux du péché et de la mort. Comme Syméon qui reçut l’enfant Jésus dans ses bras et qui annonça à ceux qui passaient qu’il est la lumière des nations, nous recevons, à chaque Eucharistie, la Parole de Dieu et le Corps de Jésus, pour aller proclamer au monde qu’il est la lumière et inviter le monde à marcher vers elle. C’est le sens profond de ce rite de la lumière que nous avons accompli au début de cette célébration par la procession des chandelles, du fond de l’église jusqu’au chœur et qui a aussi donné le nom de Chandeleur à cette célébration. Par conséquent, que l’on soit consacré, en vertu d’une vocation spécifique ou en vertu simplement de notre baptême, nous participons d’une même mission générale : porter la lumière du Christ au monde. Quelles sont les dispositions que cela requiert ?

L'Homme religieux est relié à Dieu et il relit sa vie à l'aune de la volonté divine.

            Dans un contexte où on distingue davantage le terme de croyant de celui de pratiquant, je crois que le qualificatif de religieux attribué à Syméon convient davantage. Il s'agit donc d'être des hommes et des femmes religieux. Le mot religieux dans sa compréhension étymologique laisse droit à une double compréhension sémantique. D’une part, il se dit de celui qui est relié à Dieu dans un lien de foi et qui se manifeste à travers des rites. La Parole ce jour rappelle toute l’importance du rite. Au fond, en effet, ni Marie n’avait besoin de purification – la nativité de Jésus n’ayant pas altéré mais consacré sa virginité donc sa pureté – ni Jésus lui-même n’avait besoin d’être présenté à Dieu, mais tous deux se sont conformés aux rites montrant ainsi qu’ils s’inscrivent, avec tout leur peuple, dans une alliance avec Dieu rendue manifeste à travers ces rites. Ainsi, les rites que nous accomplissons en liturgie ne sont pas superfétatoires mais ils rendent bien compte de notre lien avec Dieu. D’autre part, religieux se dit également de celui qui fait une relecture continuelle de sa vie à l’aune de la volonté de Dieu, cherchant en quoi il a laissé Dieu se manifester à travers ses choix et aussi comment il a fait ombrage à la volonté de Dieu ou jusqu’à quel point il s’en est écarté. Une relecture de sa vie a permis à Syméon de savoir que Dieu attendait de lui qu’il reconnaisse et révèle la lumière des nations. De même une relecture des chemins que nous sommes amenés à emprunter, poussés par l’Esprit, nous permet de porter, à notre façon, la lumière du Christ. Que la grâce de Dieu soit sur chacun de nous et nous y aide !


P. Ehui Philippe Koidou

 
 
 

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